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Portrait : le Théâtre du Totem

Le Théâtre du Totem, fondé à Paris en 1971 par Hubert Lenoir, s’est implanté à Saint-Brieuc en 1977. Depuis 2006, la dynamique créative est portée par un souffle nouveau. Celui d’un métissage artistique, nourri d’expériences, de références et de rencontres. C’est ainsi que, bien qu’attachés au théâtre de répertoire, Christophe Duffay et Zouliha Magri s’entendent à promouvoir le théâtre professionnel et ses pratiques auprès de tous les publics.

Ligue de l’enseignement 22 (LEN) : Christophe, Zouliha, quels sont vos rôles au sein de la compagnie ?

Christophe : Je suis le directeur artistique de la compagnie.

Zouliha : Et moi collaboratrice artistique, metteur en scène et comédienne.

LEN : Comment définiriez-vous le Théâtre du Totem ?

Christophe / Zouliha : Pour nous, ce qui constitue l’ADN de cette compagnie, c’est avant tout la volonté de soutenir les arts vivants et plus particulièrement l’expression théâtrale auprès de tous les publics, les jeunes et les moins jeunes, les férus de théâtre amateur, les curieux, les personnes en situation de handicap, les scolaires, etc. Toute l’année, nos actions se concentrent sur la transmission, que ce soit par la création et la diffusion de spectacles ou par un travail de sensibilisation et d’éducation artistique sous d’autres formes. Cela se traduit par près de 50 représentations et plus de 1000 heures d’accompagnement autour du théâtre par an.

LEN : Vos spectacles témoignent de thématiques, voire problématiques, très actuelles. Qu’est-ce qui motive ces choix ?

Christophe / Zouliha : Nos projets naissent souvent de la rencontre. D’une personne, vient une idée, puis une autre. Toutes s’illustrent à travers le lien social qu’elles suscitent et leur portée sociétale. La famille, l’addiction, les coups durs de la vie ou encore des faits marquants de l’Histoire qui résonnent encore… Même si la formation classique perdure, nous créons autour de ces thèmes très actuels. Car s’ils nous touchent forcément, ils concernent aussi tout le monde. Alors d’une petite histoire, nous faisons une grande histoire. Prochainement, le public pourra découvrir « Fils d’immigrés ». Dans ce spectacle et à travers sa propre expérience, Patrick Palmero se fait porte-parole de ceux venus reconstruire une vie meilleure. À travers ce travail, nous nous attachons aussi à parler de la vie des Côtes d’Armor. L’écho du spectacle se fait davantage entendre.

LEN : Et l’heure du « presque » tout numérique, qu’en pensez-vous ? 

Christophe : Hormis peut-être pour la musique, je suis convaincu que plus tôt les jeunes se familiarisent avec les arts vivants, plus l’engouement est fort. Et oui, avec le numérique, on se questionne sur la place de l’artiste vivant… C’est pour cela que la compagnie veille à rendre la pratique théâtrale facilement accessible, en diversifiant ses actions autour de spectacles, lectures, ateliers, stages et en les extériorisant.

LEN : Aujourd’hui, l’équipe c’est Christophe, Zouliha et Yohann le régisseur. Qui vous accompagne pour monter vos projets ?

Christophe / Zouliha : Il nous faut 2 ans ½ pour construire un spectacle et effectivement, nous ne sommes que trois salariés. Mais nous pouvons compter sur une équipe de comédiens intermittents, et des professionnels de la filière que nous sollicitons régulièrement. Nous nous appuyons aussi sur les membres du Conseil d’administration qui nous épaulent et nous sommes soutenus financièrement par des partenaires publics et privés, des collectivités, des associations. Ça nous permet de faire rayonner les projets de la compagnie sur tout le département, la région Bretagne, les Pays de la Loire et parfois au-delà. Et puis depuis septembre, Maria qui est en service civique a intégré l’équipe. Elle est avec nous pour quelques mois avant d’entrer en Licence pro « communication professionnelle et valorisation de la création artistique ». Nous l’avions rencontrée en atelier dans un lycée où nous avions monté un projet sur le thème de l’enfermement.

LEN : Un « Totem » protecteur des arts vivants et mouvement d’éducation populaire en somme. Voilà qui pourrait rejoindre la philosophie de la Ligue de l’enseignement des Côtes d’Armor ?

Zouliha : Oui. C’est sûrement pour cela que la compagnie et la Ligue de l’enseignement des Côtes d’Armor sont acteurs de projets communs depuis plusieurs années. Nous avons été partenaires dans le cadre d’échanges culturels européens ou sur la Fête des Mots Familiers par exemple. C’est d’ailleurs là que nous avons créé le spectacle « Citizen Smith, le banquier révolté ». Prochainement nous organisons un stage de théâtre à destination des troupes d’amateurs. Nous suivons un peu le même mouvement, certainement celui pour lequel nous avons été récompensés par la Ligue 22 en 2016 en reconnaissance des années d'engagement au service de l'École Publique et de l'Éducation Populaire.

 

Pour en savoir plus sur le Théâtre du Totem et l’agenda 2020, c’est par ici : www.theatredutotem.com

 



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